Acculé, Facebook affirme dans une lettre ouverte qu’il n’exploite pas le terrain de la haine

Suite à la dégringolade de ses partenariats publicitaires avec les grandes sociétés, Facebook à travers son représentant Nick Clegg a publié une lettre ouverte ou il affirme que la plateforme ne profiterait aucunement de la haine « sous toutes ses formes ».

Cette lettre fait suite à une annonce récente selon laquelle la société ajoutera des avertissements aux messages de politiciens qui enfreignent ses règles.

La prise de position récente de son plus gros partenaire Coca-Cola en faveur d’un Boycott des annonces publicitaires du géant des réseaux sociaux et les nombreuses critiques essuyé par Facebook a fini par le faire infléchir et durcir sa politique envers les nombreux groupes de haine de sa plateforme.

Nul ne sait encore comment et quand Facebook commencerait à appliquer sa politique plus stricte de modération des contenus de son réseau, mais ceci est un signal fort en faveur de l’apaisement de la campagne de boycott mené contre le réseau social.

Facebook a par ailleurs annoncé que le PDG Mark Zuckerberg avait accepté de rencontrer les groupes de défense des droits civiques à l’origine de la campagne de boycott, bien qu’aucune date n’ait encore été fixée.

« Sur plus de 100 milliards de messages envoyés quotidiennement sur Facebook, une infime fraction serait effectivement haineuse » selon la lettre publiée par Clegg.

Mais il semble que Clegg ait en quelque sorte relativisé ce phénomène de plus en plus visible des nombreux discours de haine sur le célèbre réseau social.

Même si la plateforme comprend qu’il puisse exister du contenu haineux sur sa plate-forme, le porte-parole de l’entreprise affirme qu’il est très difficile de le trouver et le modérer.

«Avec autant de contenu publié chaque jour, supprimer la trace de haine, serait un véritable défi. De plus, Facebook a déjà dépensé des milliards de dollars en technologies et en personnes pour assurer la sécurité de sa plateforme », toujours selon la lettre ouverte.

La lettre met également en avant les politiques récemment appliquées qui auraient pour but «de s’assurer que tout le monde puisse être en rester en sécurité, tout en restant informé afin de pouvoir utiliser sa voix là où cela compte le plus entres autres au moment de voter».

Clegg n’a pas manqué de s’en prendre à l’actuel président des USA en rappelant qu’il n’y avait qu’un seul véritable moyen de mettre fin à l’un des responsables de ces discours, et c’est en allant voter lors des prochaines élections présidentielles américaines.

«Il convient de se rappeler que lorsque les événements les plus sombres se produisent dans notre société, les réseaux sociaux octroient aux gens un puissant moyen d’expression», a ajouté l’ex-politicien.

Il termine sa missive en rappelant que Facebook sait apprendre de ses erreurs et qu’il continuerait à améliorer sa plateforme afin de mieux gérer la présence de contenu haineux.

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